J.J. Milteau

La littérature publiée sur son compte comme les pages le concernant qui fleurissent sur Internet sont unanimes: Jean-Jacques Milteau, pape incontesté de l’harmonica de ce côté-ci de l’Atlantique, est un musicien que le monde entier semble nous envier. À son actif, une technique époustouflante et une inventivité sans borne qui le voient naviguer dans les univers les plus éclectiques, valsant allégrement du blues à la country, des rythmes sud-africains aux mélodies celtiques.
Sa virtuosité est éblouissante, mais limiter ses qualités à celles d’un Paganini du diatonique serait réducteur. Ici comme là, ni envolées gratuites, ni effets de manches, mais une émotion pure, habitée, sensible; au passage, Milteau dévoile sa véritable personnalité, celle d’un créateur attentif qui retranscrit dans son univers les impressions rapportées de ses voyages et de ses rêves.
Né à Paris en 1950 dans une famille modeste, Milteau traverse les «rocking 60’s» en parcourant la planète, armé d’un harmonica acheté après avoir entendu quelques bluesmen obscurs, mais inspirés. D’emblée, l’instrument convient au voyageur comme à l’autodidacte et il n’a qu’à s’en féliciter quelques décennies plus tard : le « ruine babines » lui a bien rendu son affection puisqu’il l’a conduit du Cercle Polaire Arctique jusqu’à l’Afrique du Sud, de Shanghai à la Havane, et même sur la scène de l’Opéra de Paris.
Après avoir longtemps saupoudré de notes bleues les enregistrements du gotha de la chanson française (Eddy Mitchell, Yves Montand, Jean-Jacques Goldman, Gabriel Yared, Barbara, Maxime Le Forestier…), Milteau s’est lancé depuis les années 1990 dans une multitude de voyages exploratoires. Initié à la musique par le blues, il intègre à son art des influences plus diverses encore, souvenirs de voyages réels ou imaginés, des pubs d’Irlande aux « Fais-dodo » de Louisiane, de la savane Zoulou au cinéma de quartier, de Berlin à Saint-Ouen, sans oublier Memphis où il gravait en 2001 un album éponyme récompensé par une Victoire de la Musique.
Dans le sillage de « Memphis », « Blue 3rd », « Fragile » et « Live, Hot n’Blue », sur lesquels on peut l’écouter dialoguer avec Little Milton, Gil Scott-Heron, Terry Callier, ou Michelle Shocked, JJ reste irrémédiablement fidèle à la musique afro-américaine — même si le blues ne peut résumer à lui seul la démarche créative d’un artiste ouvert sur le monde et curieux de la diversité humaine. Intéressé par toutes les expériences, le premier des harmonicistes européens n’est pas uniquement le technicien que l’on croit. Derrière sa virtuosité, Milteau cache une très belle âme musicale; dans l’univers de la musique noire, on appelle ça la « soul »…
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J.J. Milteau

J.J. Milteau

British But Blue

J.J. Milteau

JJ-Milteau-trio©Patricia-de-Gorostarzu

JJ-Milteau-trio©Jean-Marc-Lubrano

JJ-Milteau-Bluezz-Gang©Domiline8

JJ-Milteau©JM-Lubrano

J.J. Milteau Trio

J.J. Milteau Trio

J.J. Milteau Bluezz Gang

J.J. Milteau Quartet

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J.J. Milteau dossier

J.J. Milteau Trio

Site internet :

www.jjmilteau.net

 


Les principales formations en tournée :

J.J. Milteau & 24 Pesos « British But Blue » 
avec Julian Burdock (chant et guitare), Silas Maitland (basse), Moz Gamble (claviers), Bryan Mc Lellan (batterie)

J.J. Milteau « Bluezz Gang »
avec Edouard Bineau (piano), Michael Robinson (chant), Gildas Boclé (contrebasse), Simon Bernier (batterie) 

J.J. Milteau « Acoustic 4 » 
avec Manu Galvin (guitares), Michael Robinson (chant), Gilles Michel (basse)

J.J. Milteau Trio
avec Manu Galvin (guitares), Michael Robinson (chant)

 

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