Véronique Hermann Sambin

Veronique-Hermann-Sabin-page©Paul-BarbierSon histoire commence en Guadeloupe. Véronique grandit au Moule, une commune située sur la façade atlantique. Aujourd’hui un spot très prisé par les surfeurs, et avant-hier, il y a longtemps, l’endroit où les premières populations amérindiennes, les Arawaks, se sont établies. Inutile de chercher un lien entre son enfance et le fait qu’elle chante aujourd’hui. Rien de visible, en apparence. Chez elle on écoute du Cubain, du Zouk, papa vibre pour la musique Kadans des Aiglons ou le Konpa de Coupé Cloué, maman craque plutôt pour Jacques Brel et Tina Turner. Véronique se forme l’oreille à ce mix coloré de musiques et de langues. C’est le piano qui sera son premier terrain de jeu musical, le métier sur lequel elle tisse bientôt ses premières mélodies pour faire danser les mots qu’elle écrit. En français, d’abord. Le créole, un temps interdit, viendra plus tard…L’enfant grandit. L’esprit s’émancipe. La conscience s’éveille…

« Ce qui m’a amené à faire de la musique, c’est le créole. J’aime le langage corporel et l’héritage qui l’accompagnent. C’est ma langue de sang »

Elle quitte son île à l’âge de 17 ans afin de suivre de hautes études commerciales en Europe. Après des escales à Munich et Anvers, elle décide de poser ses valises à Paris. Entre deux carnets de voyage et de musique, elle exerce plusieurs métiers jusqu’en 2008, où elle fait le choix de se consacrer pleinement à l’écriture et à la composition. L’artiste multilingue s’avoue captive de poésies d’ailleurs. En 2011, elle fait appel à des plasticiens, poètes et “paroleurs” pour créer le spectacle électro-poétique Rasinovan où elle met en musique des textes de l’auteur afro-américain Paul Laurence Dunbar. Elle écrit également le spectacle pour enfants Calyps et Compagnie, présenté dans le cadre du Festival Rio Loco.

Il y a des rencontres qui sont un éveil. Le jazz en fut un pour elle. En 1984, il y eut Sportin’Life, l’album de Weather Report, avec en particulier le titre créole Confians de Mino Cinelu. En 1991, dans un autre registre, Unforgettable…with Love, interprété par Natalie Cole, et puis Ella Fitzgerald. Le jazz et ses passeurs. Le saxophoniste Xavier Richardeau, par exemple. Une rencontre déterminante. Après l’avoir entendu chanter, en s’accompagnant à la guitare, il lui propose d’écrire des arrangements sur ses compositions. Il devient son directeur musical. De leur connivence naîtra Ròz Jériko (2012), qualifié de “réussite absolue” par le quotidien français Le Monde. Parallèlement à son répertoire original, Véronique Hermann Sambin interprète des standards de jazz, “avec une préférence pour les ballades”, accompagnée par des musiciens d’exception (Alain Jean-Marie, Darryl Hall, Xavier Richardeau, Frédéric Nardin, Philippe Dervieux…). Elle poursuit son travail d’écriture autour des cultures de la Caraïbe. En 2015, elle présente son album Basalte :

« La pierre noire du titre, érodée ici par les flots caribéens,suggère d’entrée la rondeur et le mystère de ce disque minéral : une douceur volcanique qui fond dans l’oreille dans un créole gouleyant et poétique.»

fff Télérama

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 Veronique-Hermann-Sabin©Eric-Marcel

Veronique-Hermann-Sabin©Cochise-Ory

Véronique Hermann Sambin

 

Véronique Hermann Sambin

Veronique-Hermann-Sabin-page©Paul-Barbier

Véronique Hermann Sambin

VeroniqueHS-quintet©Valerie-Carreno

Véronique Hermann Sambin Quintet

 

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Véronique Hermann Sambin (fr)

Véronique Hermann Sambin (en)

Véronique Hermann Sambin_Basalte-presse (fr)

Véronique Hermann Sambin_Roz-Jericho-presse (fr)

Site internet :

www.veroniquehermannsambin.com

Concert :

« Créole Love Affair »
avec
Véronique Hermann Sambin (Chant)

et le Quintet de Xavier Richardeau:
Xavier Richardeau (Sax)
Frédéric Nardin (Piano)
Damien Varaillon (Contrebasse)
Romain Sarron (Batterie)
Joel Hierrezuelo (Percussions)

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