René Urtreger

Pianiste et compositeur français né en 1934, René Urtreger fait des études de piano classique avant de s’immerger dans le jazz, au Blue Note avec D. Byas et B. Clayton. Il joue ensuite en concert en compagnie de J.J. Johnson, S. Getz, Z. Sims, S. Grappelli, B. Jaspar, T. Thomas, L. Hampton, C. Baker, L. Young (sur Le dernier message de Lester Young, son ultime disque). Il joue avec Miles Davis la musique du film Ascenseur pour l’échafaud et en 1956 et 1957 il se produit en concert avec Davis dans toute l’Europe. En 1960 il obtient le prix Django Reinhardt pour le disque HUM. Il compose également des musiques de film pour C. Berri ou R. Ferret. Au cours des années quatre- vingt, il se produit régulièrement dans des concerts et festivals avec D. Gillespie, S. Getz, L. Konitz, et dans diverses formations personnelles. Après le troisième volet de l’aventure du trio HUM (Humair, Urtreger, Michelot), il se produit actuellement en solo ou avec son propre trio : Yves Torchinsky à la basse et Eric Dervieux à la batterie.

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Dans le petit monde du jazz, on l’appelle parfois le « roi René ». Comme en écho lointain de ce comte de Provence du XIVe siècle qui préférait les arts florissants des lettres et la compagnie des gens d’esprit aux ardeurs de la guerre et aux fréquentations nobiliaires. René Urtreger est un peu comme ça. Modeste dans ses propos, simple dans ses manières, discret sur ses exploits. Et pourtant, il a fréquenté du « beau monde » et, quand on connaît son histoire, on sait qu’il y aurait de quoi écrire le roman d’une vie dans le jazz. Installé à dix-huit ans sur la scène du Blue Note à Paris pour accompagner le saxophoniste Don Byas. Pianiste attitré de Miles Davis lorsque ce dernier fréquentait la Rive Gauche (c’est lui qu’on entend sur la bande originale d’Ascenseur pour l’échafaud). Dernier accompagnateur de Lester Young en studio, compagnon de Bobby Jaspar et Barney Wilen, enregistrant avec Lionel Hampton et Chet Baker… René Urtreger est l’un de ces musiciens européens qui, sans le savoir, inventèrent le son d’une époque et se firent les meilleurs serviteurs du jazz sur le Vieux continent. Des musiques pour le cinéma, de la variété aussi (Claude François, eh oui !), mais surtout des tournées avec les plus grands, de Dizzy Gillespie à Lee Konitz en passant par Johnny Griffin, Sonny Rollins et Stan Getz. Faut-il en dire davantage ? Ancré dans une tradition authentique, doté d’une érudition qui est le fruit d’une écoute amoureuse de la musique inventée par Thelonious Monk et Bud Powell, marqué à jamais par le be-bop, le pianiste aime par dessus tout aller à l’essentiel, ne pas se mentir, ne pas se prendre au piège de l’exubérance facile et des métissages saugrenus. Il a parfois payé le prix de vouloir être, d’abord et avant tout, jazzman et de ne revendiquer que ce titre. Avec le batteur Daniel Humair et le contrebassiste Pierre Michelot, il forma en 1960 le trio HUM qui enregistra un disque… tous les vingt ans ! – honneur au label Sketch de les avoir réunis.

Grand soliste, richesse des accords, accompagnateur généreux, attentif, richesse au coeur. Mais attention ! Ne le provoquez pas aux échecs: il fait très « Mat ». Capable de rivaliser avec les plus grands. Et laissez-le parler football! Intarissable. Passionné. Il sait vous raconter un match comme si chaque joueur sur le terrain était le pion d’un grand échiquier. Ah ! Les diagonales du foot !

Entre le premier enregistrement de René Urtreger et sa dernière production, quarante cinq ans ont déjà passé… « Autant dire une éternité pour notre époque pressée. Juste le temps en fait pour un jeune homme résolument moderne, happé au tournant des années 50 par le lyrisme inquiet de la révolution Be-bop, de se métamorphoser, au fil des disques et des rencontres, sans jamais dévier de sa ligne esthétique, en musicien intemporel, dépositaire miraculeux d’une alchimie musicale secrète et impalpable, à jamais intransmissible dans les écoles de jazz. Juste le temps en somme de vouer sa vie au jazz, pour en incarner finalement le romantisme quintessencié, juvénile et imperceptiblement…mélancolique »

Il joue en trio avec Yves Torchinsky à la contrebasse et Eric Dervieu à la batterie ou en quintet, en rajoutant à ses 2 compères, Nicolas Folmer à la trompette et Hervé MESCHINET au saxophone.


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René Urtreger

René Urtreger

René Urtreger,
Yves Torchinsky
et Eric Dervieu

Nicolas Folmer

Hervé Meschinet

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René Urtreger – Bio (Fr)
Nicolas Folmer –Trompette (Bio – Fr)
Hervé Meschinet-Saxophone / Flûte (Bio – Fr)
Éric Dervieu –Batterie / Percussion – (Bio – Fr)
Yves Torchinsky-Contrebasse (Bio – Fr)


Les principales formules de concerts :
René Urtreger Trio
avec René Urtreger, Eric Dervieu et Yves Torchinsky

René Urtreger Quintet
avec René Urtreger, Nicolas Folmer, Hervé Meschinet, Eric Dervieu et Yves Torchinsky