Martial Solal

Son don pour l’improvisation lui fut révélé lors d’une audition d’élèves. ll avait 10 ans et jouait une rapsodie de Liszt. Au milieu de l’œuvre , il se mit à bouleverser l’ordre des différentes séquences sans la moindre hésitation et sans que personne ne s’en rende compte… C’était avant qu’il ne découvre que ce genre d’exercice était autorisé dans une autre discipline musicale: le jazz.

Fasciné par la liberté qu’elle procure, il se passionne aussitôt pour cette musique aux multiples facettes, et décide, dès l’âge de 14 ans, d’y consacrer sa vie.

Grâce au succès de son premier enregistrement en 1953, il est rapidement admis dans le petit cercle des professionnels de la musique de jazz et devient l’un des piliers des temples parisiens qu’étaient le « Club St Germain-des-Prés » et le « Blue Note », où il séjournera durant plusieurs années, se perfectionnant au contact de musiciens venus du monde entier.

Dès 1956, il forme un big band qui enregistre uniquement ses propres compositions. Depuis 1959, il compose une quarantaine de partitions pour le cinéma (A bout de souffle, Léon Morin prêtre, Les Acteurs de Bertrand Blier…). En 1963 il est découvert par Georges Wein qui l’invite à jouer aux Etats-Unis; départ d’une carrière qui le conduira du Carnegie Hall à la Maison des Compositeurs de Moscou, du Théâtre de la Fenice à Venise à la Philarmonie de Berlin, de la Salle Pleyel au Théâtre des Champs Elysées, de Bombay à Chicago, etc…

Il est classé 1er pianiste européen dans divers referendums.

Depuis 1979, il ne cesse d’écrire: plusieurs concertos pour piano et orchestre symphonique, concertos pour violon, pour trombone, pour clarinette, etc… de très nombreuses pièces pour des formations de musique contemporaine ou de jazz ainsi que plusieurs recueils pédagogiques.

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Au cours de près de 50 ans de carrière il a enregistré plus d’une centaine de disques pour des compagnies françaises, japonaises, italiennes, allemandes, américaines, polonaises, etc… seul ou en compagnie de quelques-uns des meilleurs musiciens du monde (Sydney Bechet, Django Reinhardt, Kenny Clarke, Lucky Thompson, Stan Getz, Don Byas Jimmy Raney, Lee Konitz, Roy Haynes, Stephane Grappelli, Hampton Hawes, Toots Thielemans, etc… )

Il obtient un grand nombre de décorations et de distinctions: Prix du festival de Montreux, de La Haye, de Milan, Prix Charles Cros à 3 reprises, Victoire de la Musique, Prix Stan Kenton, Prix Django Reinhardt, Prix Boris Vian, Prix de la SACEM, etc…) et en 1993, le Grand Prix National de la Musique.

En 1999 s’y ajoute le prestigieux Jazzpar prize (le plus grand prix mondial de jazz, communément appelé “ Le Prix Nobel du Jazz”) attribué pour la première fois à un français. Enfin, suprême consécration, la Ville de Paris donne son nom à un très prestigieux concours international de piano.

En 2002 Martial crée une nouvelle formation : le NEWDECABAND qui n’est composé que de pièces cent pour cent originales dont le dernier enregistrement, «Exposition sans tableau», a été Choc de l’année 2006 du magazine Jazzman et Disque d’Emoi 2006 de Jazzmagazine.

Il continue à jouer en solo, en duo avec notamment l’extraordinaire trompettiste Eric LE LANN ou en trio avec les frères Louis et François MOUTIN.

Il est le père de la chanteuse de jazz Claudia Solal, qui participe au Newdecaband.


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Martial Solal

Martial Solal

Martial Solal

Martial  et Claudia Solal

 

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Martial Solal – Bio (Fr)

Solal en Solo – Dossier (Fr)



Les principales formules de concerts :

Duo Martial Solal / Eric Le Lann
avec Martial Solal, Eric Le Lann

Martial Solal Trio
avec Martial Solal, François Moutin et Louis Moutin

Martial Solal Newdecaband
avec Martial Solal, Eric Le lann, Claude Egea, Denis Leloup, Marc Roger, Lionel Surin, François Thuillier, Thomas Grimmonprez, Jean-Philippe Morel et Claudia Solal.